Acclimatation

L’acclimatation est l’ajustement phénotypique progressif d’un organisme à de nouvelles conditions environnementales au cours de sa vie. Elle peut mobiliser des réponses physiologiques, biochimiques ou comportementales et ne modifie pas nécessairement le patrimoine génétique. En pratique aquacole, le mot désigne aussi la procédure de transition précédant l’introduction d’un poisson dans une nouvelle eau.

Ajustement biologique

En physiologie expérimentale, « acclimation » est souvent réservé à la réponse à un facteur contrôlé, comme la température, tandis qu’« acclimatation » ou « acclimatization » peut décrire plusieurs facteurs changeant dans un milieu naturel. Les usages varient selon les disciplines ; le sens d’un résultat dépend donc du facteur, de son intensité, de la durée d’exposition et des critères de stabilisation retenus.

L’acclimatation est une forme de plasticité au cours de la vie de l’individu. Elle se distingue de l’adaptation évolutive, qui concerne des changements héréditaires dans une population au fil des générations. Toute exposition prolongée n’est pas bénéfique : elle peut aussi produire un stress persistant ou dépasser les capacités de compensation.

Transfert des poissons

La comparaison des eaux de départ et d’arrivée renseigne la transition : température, salinité, pH, oxygène et composés azotés selon le contexte. La méthode dépend de l’espèce, du stade, de l’écart mesuré et de la durée du transport. Il n’existe pas de durée universelle applicable à tous les transferts.

Une transition lente peut limiter certains écarts, mais prolonger un poisson dans une eau de transport dégradée peut accroître le risque. L’écartement de cette eau limite aussi le transfert de contaminants vers le système d’accueil. L’acclimatation reste distincte de la quarantaine et de l’évaluation sanitaire.

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