ADN mitochondrial
L’ADN mitochondrial est le génome contenu dans les mitochondries, distinct de l’ADN nucléaire. Chez les poissons, il est généralement circulaire, compact et présent en plusieurs copies par cellule. Sa transmission et son rythme d’évolution en font un marqueur très utilisé en taxonomie, en phylogénie et en génétique des populations, mais il ne représente qu’une partie de l’histoire génétique d’un organisme.
Organisation et transmission
Le génome mitochondrial code notamment des ARN et des protéines impliquées dans la production d’énergie. Sa taille et son organisation sont relativement conservées chez les vertébrés, tout en présentant des variations utiles à l’étude des lignées. Chez la plupart des animaux, sa transmission est principalement maternelle ; des exceptions existent et doivent être vérifiées pour le taxon étudié.
La cellule contient plusieurs mitochondries et plusieurs molécules d’ADN mitochondrial. Des variantes peuvent ainsi coexister chez un même individu, phénomène appelé hétéroplasmie.
Usages et limites
Une région du gène mitochondrial cox1 est couramment utilisée pour le codage à barres moléculaire des animaux. Elle peut aider à rapprocher un échantillon d’une référence, sans constituer à elle seule une preuve absolue d’identité individuelle ou d’espèce. L’introgression, l’hybridation, une référence mal identifiée ou la conservation de lignées anciennes peuvent produire un signal mitochondrial différent de celui du génome nucléaire.
L’interprétation exige donc une base de référence documentée, un échantillonnage adapté et, lorsque l’enjeu le justifie, des marqueurs nucléaires ou d’autres données indépendantes.
Références
- Brown K. H. (2008). « Fish mitochondrial genomics: sequence, inheritance and functional variation ». Journal of Fish Biology, 72, 355–374. 10.1111/j.1095-8649.2007.01690.x
- Ward R. D. et al. (2005). « DNA barcoding Australia’s fish species ». Philosophical Transactions of the Royal Society B, 360, 1847–1857. 10.1098/rstb.2005.1716