Adrianichthyidae
Les Adrianichthyidae sont une famille de Beloniformes appelés poissons-riz ou médakas. Ils vivent dans les eaux douces et saumâtres d’Asie, de l’Inde au Japon et à l’archipel indo-malais. Le catalogue actuel d’Eschmeyer reconnaît les genres Adrianichthys, Horaichthys, Nasutoryzias et Oryzias. Les anciennes subdivisions et limites génériques ne décrivent donc pas toujours la composition actuelle.
Diversité et habitats
Le genre Oryzias rassemble la plus grande part de la diversité actuelle. Ses espèces occupent des rizières, marais, ruisseaux, lacs, estuaires et petits habitats temporaires selon les régions. Plusieurs tolèrent une certaine salinité, sans que cette capacité soit universelle. Les espèces de Adrianichthys sont endémiques du lac Poso à Sulawesi et illustrent la forte singularité biologique des anciens lacs de l’île.
Les poissons-riz sont généralement petits, avec une bouche orientée vers le haut et les nageoires dorsale et anale reculées. Leur morphologie varie toutefois entre les lignées, notamment par la taille, les mâchoires, les nageoires et les caractères sexuels secondaires. Les miniatures ne forment pas un groupe naturel unique : la réduction de taille est apparue indépendamment au cours de leur évolution.
Reproduction et recherche
La fécondation est externe. Chez de nombreux Oryzias, les œufs fécondés restent un temps attachés près de l’orifice génital de la femelle par des filaments avant d’être déposés sur la végétation ou un autre support. Le détail de ce comportement et la taille des pontes varient selon les espèces et leur milieu.
Le médaka japonais Oryzias latipes est un organisme modèle utilisé en génétique, embryologie, toxicologie et physiologie. Ses résultats ne décrivent pas nécessairement toutes les espèces de la famille, dont plusieurs ont une aire très réduite et sont menacées par la transformation des habitats, les espèces introduites ou la pollution. La révision morphologique des poissons-riz a confirmé la monophylie des Adrianichthyidae et clarifié les limites génériques, mais de nouvelles espèces et relations internes ont continué d’être étudiées depuis.
