Agame
Agame qualifie une reproduction sans union de gamètes mâle et femelle, ou un organisme qui se reproduit par cette voie. Le terme décrit un mode de reproduction, et non le nombre de partenaires. Il peut aussi qualifier, dans certains usages botaniques, une structure dépourvue d’organes sexuels apparents. Le contexte précise donc ce que l’adjectif désigne.
Des mécanismes différents
La reproduction asexuée peut procéder par division, bourgeonnement, fragmentation ou production de propagules. Ces mécanismes ne sont pas interchangeables : ils mobilisent des cellules et des étapes de développement différentes selon les groupes. Chez certains animaux aquatiques, un fragment ou un bourgeon peut donner un nouvel individu ; cela ne signifie pas que toute blessure ou toute régénération produit une descendance.
Les descendants reçoivent leur matériel génétique d’un seul parent. Dans les mécanismes fondés sur des divisions mitotiques, ils peuvent être très proches génétiquement de celui-ci. Des mutations et d’autres changements peuvent toutefois survenir. Le caractère agame d’une reproduction ne démontre donc pas une identité génétique absolue entre tous les individus.
La parthénogénèse correspond au développement d’un ovule non fécondé. Elle est souvent rattachée aux reproductions asexuées, mais ses conséquences génétiques dépendent du mécanisme : maintien ou suppression de la méiose, remaniement des chromosomes et rétablissement éventuel de la ploïdie. Elle ne se réduit pas à une division de cellules somatiques.
Lire le terme dans son contexte
Un organisme peut présenter une phase asexuée et une phase sexuée au cours de son cycle. « Agame » ne décrit alors qu’une partie de sa reproduction. La méthode d’observation doit permettre de distinguer la formation de nouveaux individus d’une simple croissance ou d’un renouvellement de tissus.
La polygamie, et plus précisément la polygynie lorsqu’un mâle s’accouple avec plusieurs femelles, reste un système d’accouplement sexué. Elle ne constitue pas une agamie. Le mécanisme observé et le stade du cycle expliquent la portée de l’adjectif dans une description biologique.