Aire d'alimentation de captage

Une aire d’alimentation de captage, abrégée AAC, rassemble les surfaces où l’eau infiltrée ou ruisselée contribue à alimenter la ressource prélevée par un captage. Elle est définie sur des bases hydrologiques ou hydrogéologiques et peut concerner une prise d’eau superficielle, un captage souterrain ou plusieurs ouvrages proches.

Délimitation

Pour une prise d’eau superficielle, l’AAC correspond généralement au sous-bassin versant situé en amont, complété si nécessaire par des apports souterrains externes. Pour les eaux souterraines, elle représente la projection en surface de la portion d’aquifère qui alimente le point de prélèvement. La géologie, la piézométrie, les traçages et les échanges avec les cours d’eau interviennent dans sa délimitation.

Protection de la ressource

L’AAC sert d’échelle pour analyser les pressions diffuses, notamment agricoles, et cibler des actions de protection de la qualité de l’eau. Elle peut être beaucoup plus étendue que les périmètres de protection immédiate ou rapprochée destinés surtout aux risques directs autour de l’ouvrage. La zone d’influence hydraulique créée par le pompage n’est pas toujours identique à l’aire d’alimentation : elle dépend du régime d’exploitation, tandis que l’AAC décrit l’origine de l’eau captée. Les incertitudes de modèle et les variations saisonnières sont intégrées à l’interprétation de ses limites.

Aire hydrologique et dispositif réglementaire

L’article R211-110 du Code de l’environnement définit l’origine de l’eau contribuant au prélèvement. Délimiter une AAC ne signifie pas que toutes les surfaces reçoivent immédiatement les mêmes restrictions. La zone de protection et les mesures applicables relèvent des procédures et des actes propres au captage. Le périmètre scientifique et le dispositif réglementaire doivent donc être lus séparément.

La cartographie de vulnérabilité décrit les secteurs où des polluants peuvent atteindre plus facilement la ressource. Elle complète la délimitation de l’AAC sans se substituer à un inventaire des activités et des apports. Une aire vaste peut réunir des sols, des voies de transfert et des temps de circulation différents. Les actions de protection s’appuient sur ces différences, sur le suivi de l’eau et sur les limites des données disponibles.

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