Assainissement
L’assainissement des eaux usées regroupe leur collecte, leur transport, leur traitement et la gestion des résidus produits avant rejet ou réutilisation. Il vise à protéger la santé publique et les milieux récepteurs. Il peut être collectif, au moyen d’un réseau public et d’une station de traitement, ou non collectif, avec une installation adaptée à un immeuble non raccordé.
Chaîne d’assainissement
Un réseau d’assainissement achemine les eaux usées jusqu’au traitement. Celui-ci combine, selon la filière, des opérations physiques, biologiques ou chimiques destinées à réduire les matières en suspension, la matière organique, les nutriments ou certains contaminants. Les boues d’épuration et matières de vidange doivent ensuite être traitées et orientées vers une filière autorisée.
Les eaux pluviales peuvent emprunter un réseau unitaire ou faire l’objet d’une gestion séparée. Elles ne doivent donc pas être incluses automatiquement dans la définition de l’assainissement des eaux usées.
Cadre français et limites
En France, l’article L. 2224-8 du Code général des collectivités territoriales attribue aux communes la compétence en matière d’assainissement des eaux usées. Pour le collectif, le service comprend notamment le contrôle des raccordements, la collecte, le transport, l’épuration et l’élimination des boues. Pour le non collectif, la commune contrôle les installations et peut assurer certaines prestations avec l’accord du propriétaire.
Un traitement conforme ne supprime pas nécessairement toutes les substances ni tous les microorganismes. L’effet du rejet dépend des performances réelles, du débit, des usages et de la sensibilité du milieu récepteur. Les concentrations en matières en suspension, demande biochimique ou chimique en oxygène, azote et phosphore décrivent des dimensions différentes de cette performance.
Enjeux pour les milieux aquatiques
Une charge organique résiduelle consomme de l’oxygène lors de sa dégradation. L’azote et le phosphore peuvent favoriser l’eutrophisation, tandis que des microorganismes pathogènes ou des micropolluants peuvent limiter certains usages. Le débit du rejet et celui du cours d’eau déterminent ensemble la dilution ; une même concentration n’entraîne donc pas le même effet en toutes saisons.
