Bouteille (prélèvement ou plongée)
Dans les sciences aquatiques, « bouteille » peut désigner deux dispositifs sans fonction commune : une bouteille de prélèvement, qui se ferme sous l’eau pour isoler un échantillon à une profondeur déterminée, ou une bouteille de plongée, qui contient sous pression un gaz respirable. Le sens dépend du contexte technique ; un récipient ordinaire n’offre pas les mêmes garanties.
Bouteille de prélèvement
Une bouteille océanographique de type Niskin est descendue ouverte, seule sur un câble ou montée sur une rosette instrumentée. Un déclenchement ferme ses extrémités à la profondeur choisie afin de conserver l’eau pour des analyses physiques, chimiques ou biologiques. Le matériau, le volume, le mécanisme de fermeture et le protocole de rinçage dépendent des analytes recherchés.
L’échantillon n’est représentatif que si l’eau ambiante a suffisamment renouvelé le volume interne avant la fermeture. Une fermeture trop rapide, l’entraînement d’eau par la rosette, une fuite ou une contamination par les parois peuvent biaiser les mesures. La profondeur de fermeture et les conditions de prélèvement constituent les métadonnées indispensables à l’interprétation de l’échantillon.
Bouteille de plongée
Une bouteille de plongée, souvent appelée bloc, est un récipient conçu pour stocker un gaz respirable comprimé. Associée à une robinetterie et à un détendeur, elle alimente le plongeur à une pression compatible avec la pression ambiante. Le volume interne, la pression de service et la composition du gaz sont des informations distinctes : dire seulement qu’une bouteille est « pleine » ne décrit pas la quantité ni le mélange disponible.
Ce récipient sous pression relève de prescriptions d’identification, d’inspection, d’entretien, de stockage et de remplissage. Une bouteille de prélèvement n’est pas conçue comme réservoir de gaz, tandis qu’une bouteille de plongée n’est pas un dispositif d’échantillonnage.