Bouturage
Le bouturage est une technique de multiplication asexuée dans laquelle un fragment prélevé sur un organisme est placé dans des conditions permettant sa survie, sa croissance et la reconstitution des structures manquantes. Le terme s’applique au sens strict aux végétaux ; en aquariologie et en restauration récifale, il est aussi employé par analogie pour la propagation de certains coraux à partir de fragments.
Bouturage végétal
Une bouture peut provenir d’une tige, d’une feuille ou d’une racine, selon les capacités de l’espèce. Sa reprise repose sur la formation des organes adventifs manquants, le plus souvent des racines à partir d’une tige, puis sur une croissance autonome. Elle dépend notamment de l’état physiologique du pied mère, de la position du prélèvement, de la température, de l’humidité, de la lumière, de l’oxygénation et du substrat.
Le bouturage produit en principe des descendants clonaux du pied mère, sans recombinaison liée à une reproduction sexuée. Il ne garantit toutefois ni l’absence de mutation somatique ni un état sanitaire identique : un agent pathogène présent dans le tissu peut être transmis avec la bouture.
Usage pour les coraux
Chez un corail colonial, la fragmentation peut produire une portion vivante capable de cicatriser, de se fixer et de poursuivre sa croissance. Le « bouturage de corail » exploite cette aptitude dans des pépinières, en aquariophilie ou lors d’opérations de restauration. La méthode, la taille du fragment et le support compatibles varient selon l’espèce et sa forme de croissance.
La multiplication de fragments augmente rapidement la surface occupée par un génotype, mais n’accroît pas à elle seule la diversité génétique. L’origine des colonies, la survie, la croissance, la reproduction et les effets sur l’écosystème renseignent davantage la réussite d’une restauration que le seul nombre de fragments produits.
Distinctions
Le bouturage est une intervention technique fondée sur une capacité de reproduction asexuée ou de régénération. Il se distingue du marcottage, où le fragment reste relié au pied mère pendant l’enracinement, et du semis, issu d’une graine. Chez les coraux, la fragmentation provoquée, la division naturelle d’une colonie et la reproduction sexuée par gamètes sont des processus distincts.