Branchie externe d’amphibien

Une branchie externe d’amphibien est un organe respiratoire vascularisé qui fait saillie sur les côtés de la tête et reste directement exposé à l’eau. Elle porte des ramifications dont les surfaces minces permettent les échanges gazeux. Sa présence dépend du groupe et du stade de développement : elle peut être transitoire chez un embryon ou persister chez un animal sexuellement mature.

Organisation et échanges

Chez de nombreuses salamandres aquatiques, trois paires de branchies plumeuses bordent la région pharyngienne. Leur tige et leurs ramifications sont parcourues de vaisseaux. L’oxygène dissous rejoint le sang à travers un épithélium mince, tandis que le dioxyde de carbone suit le gradient inverse. La forme, la ramification et la perfusion influencent la surface fonctionnelle, sans permettre de calculer les échanges à partir de la seule longueur visible.

Ces organes se distinguent des branchies abritées dans une cavité. Leur exposition facilite le renouvellement de l’eau mais les met directement en contact avec le milieu. La peau et, selon l’espèce et le stade, les poumons peuvent également participer à la respiration ; des branchies externes ne constituent donc pas nécessairement l’unique surface d’échange de l’animal.

Développement et persistance

Les branchies externes sont présentes chez diverses larves de salamandres et chez certains embryons d’anoures. Leur durée de présence et leur organisation ne sont pas identiques dans ces groupes. Chez les anoures à développement larvaire aquatique, une chambre branchiale se forme ensuite et abrite les branchies internes ; il ne s’agit pas simplement de déplacer une branchie plumeuse à l’intérieur.

L’axolotl conserve habituellement ses branchies externes après la maturité sexuelle. Cette conservation de caractères juvéniles chez l’adulte relève de la paedomorphose. Elle ne signifie pas que l’animal est incapable de toute transformation : les travaux expérimentaux sur les hormones thyroïdiennes montrent des remaniements métamorphiques, dans des conditions qui ne constituent pas une recommandation d’intervention en captivité.

Mouvements et observation

Une étude portant sur des embryons de plusieurs familles d’anoures distingue des déplacements passifs liés au battement cardiaque ou au mouvement du corps et, chez certaines espèces, des mouvements actifs des branchies. Toutes les oscillations visibles ne traduisent donc pas une contraction propre de l’organe.

Une modification de couleur, de volume ou de ramification peut accompagner des changements de perfusion, de développement ou d’environnement. Ce signe isolé ne démontre ni une maladie ni une cause particulière ; son interprétation dépend de l’espèce, du stade et de la qualité de l’eau.

Besoin d’un éclairage vétérinaire ?

Contactez Vetofish pour un avis spécialisé en santé des animaux aquatiques.

Échanger avec nous