Brumation
La brumation désigne une période saisonnière de forte réduction d’activité chez des vertébrés ectothermes exposés au froid, notamment certains reptiles et amphibiens. Le métabolisme, les déplacements et l’alimentation diminuent, mais l’animal peut se réactiver lors d’un redoux ; il ne reste pas nécessairement endormi en continu.
Réponse au froid
L’ectothermie lie étroitement la température corporelle à celle du milieu. À mesure que la température baisse, les réactions métaboliques ralentissent et la demande énergétique diminue. L’animal utilise alors ses réserves et choisit un refuge qui limite le gel, la déshydratation et les variations brutales.
Les sites de brumation comprennent le sol, la litière, des terriers, des fissures, des cavités végétales ou le fond d’un milieu aquatique. Leur humidité et leur oxygénation sont aussi importantes que la température. Des grenouilles suivies pendant cette période peuvent encore changer de microhabitat, ce qui distingue la brumation d’une immobilité absolue.
Vocabulaire et diversité
Le mot est courant en herpétologie et en élevage, tandis que de nombreux travaux utilisent aussi « hibernation » ou « dormance hivernale ». La quiescence décrit plus généralement une réponse réversible aux conditions défavorables. Ces termes se recouvrent partiellement et leur emploi dépend du contexte physiologique.
Les stratégies varient fortement : certaines espèces évitent le gel, d’autres tolèrent la congélation partielle de leurs tissus, et les formes aquatiques peuvent supporter une longue hypoxie. Une température d’hivernage unique ne convient donc pas à tous les amphibiens.