Callichthyidae

Les Callichthyidae sont une famille néotropicale de poissons-chats d’eau douce, appelés poissons-chats cuirassés ou casqués. Ils appartiennent aux Siluriformes et portent deux rangées longitudinales de plaques osseuses sur chaque flanc. La famille comprend les Callichthyinae, souvent plus allongés, et les Corydoradinae, qui regroupent les corydoras et plusieurs genres récemment redélimités.

Anatomie et respiration

La cuirasse dermique distingue les Callichthyidae de nombreux autres silures, mais pas des Loricariidae, eux aussi couverts de plaques. Les Callichthyidae n’ont pas la bouche en ventouse caractéristique de nombreux loricariidés. Ils portent des barbillons autour de la bouche et possèdent des épines pectorales et dorsales qui participent à la défense.

Ces poissons utilisent une portion postérieure de l’intestin comme organe respiratoire accessoire. Ils montent à la surface, avalent une bulle d’air, en extraient une partie de l’oxygène à travers une muqueuse fine et vascularisée, puis évacuent le gaz résiduel par l’anus. Chez Hoplosternum littorale, ce cycle forme une séquence comportementale précise. Il complète la respiration branchiale et améliore la tolérance à l’hypoxie, avec une efficacité variable entre espèces et conditions.

Écologie et reproduction

Les Callichthyidae vivent dans les rivières, plaines inondables, marais et mares temporaires d’Amérique du Sud et d’une partie de l’Amérique centrale. Les Corydoradinae fouillent souvent le fond en petits groupes pour consommer invertébrés, détritus et autres aliments. Les Callichthyinae comprennent des espèces capables de traverser de courtes distances sur un sol humide lorsque leur habitat s’assèche, grâce à la respiration aérienne et à leur cuirasse.

Les modes de reproduction sont diversifiés. Plusieurs Callichthyinae construisent à la surface un nid de bulles mêlé de végétaux et le mâle garde les œufs. Chez de nombreux Corydoradinae, la femelle retient quelques œufs entre ses nageoires pelviennes, les féconde puis les fixe sur une surface choisie. Cette séquence est répétée jusqu’à la fin de la ponte.

Les analyses moléculaires ont révélé plusieurs lignées anciennes chez les Corydoradinae ainsi que des différences importantes de taille de génome, liées notamment à des duplications complètes du génome. Une étude phylogénomique et morphologique publiée en 2024 a également réorganisé plusieurs genres autrefois regroupés sous Corydoras. Les noms encore employés en aquariophilie peuvent ainsi différer de la nomenclature scientifique récente.

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