Capsule de l'œuf
La capsule de l’œuf est une enveloppe externe protégeant l’œuf et son embryon. En ichthyologie, ce terme peut désigner des structures de nature différente : le chorion d’un poisson osseux ou la coque entourant l’œuf d’un requin ou d’une raie ovipare. La comparaison de leur composition, de leur origine et de leurs fonctions dépend du groupe concerné.
Le chorion des poissons osseux
Chez les téléostéens, le chorion est une enveloppe acellulaire entourant l’œuf. Sa structure, son épaisseur et son ornementation peuvent contribuer à l’identification des œufs. Ces caractères se lisent avec d’autres observations, telles que le diamètre, la forme et les particularités du contenu ; une enveloppe d’aspect similaire ne suffit pas à reconnaître une espèce.
Le micropyle est un passage spécialisé permettant l’entrée du spermatozoïde lors de la fécondation. Il se distingue des échanges entre l’œuf et l’eau environnante : la protection de l’embryon ne repose pas sur une fermeture hermétique de tous les échanges. Les propriétés d’adhérence et la résistance de l’enveloppe varient également entre espèces et selon le développement.
Le chorion appartient à l’œuf ; il ne correspond ni à une coquille minérale d’oiseau ni à une membrane amniotique. Employer le mot « capsule » ne démontre donc pas une identité anatomique avec les enveloppes d’autres vertébrés.
La coque des élasmobranches ovipares
Chez certains requins et certaines raies, l’appareil reproducteur maternel produit une enveloppe résistante entourant le contenu de l’œuf. Sa forme et ses prolongements diffèrent selon l’espèce. Des vrilles, filaments ou cornes peuvent contribuer à l’ancrage ou au maintien de l’œuf dans son habitat.
L’étude de Musa et ses collaborateurs décrit chez la grande roussette, Scyliorhinus stellaris, une coque associée à une gelée protectrice. Les ouvertures permettant le passage de l’eau évoluent avec le développement. Les auteurs comparent aussi leurs observations à celles de Scyliorhinus canicula : leurs stades servent de cadre comparatif, sans fixer un calendrier universel pour tous les requins et toutes les raies.
Une capsule vide trouvée sur le rivage renseigne ainsi d’abord sur une enveloppe. Sa présence ne prouve pas qu’un embryon y soit encore vivant, ni que l’espèce se reproduise exactement au lieu où elle a été déposée par la mer.