Ceratodontiformes
Les Ceratodontiformes sont l’ordre qui réunit les dipneustes vivants dans la classification actuelle d’Eschmeyer. Ces poissons sarcoptérygiens d’eau douce possèdent des poumons en plus de leurs structures respiratoires aquatiques. Le groupe comprend le dipneuste australien, les protoptères africains et le lépidosirène sud-américain, avec des différences marquées de nageoires, de respiration et de tolérance à l’assèchement.
Trois lignées actuelles
Le catalogue distingue les Ceratodontoidei, comprenant les Neoceratodontidae, et les Lepidosirenoidei, comprenant les Lepidosirenidae et les Protopteridae. Neoceratodus forsteri représente la lignée australienne. Lepidosiren paradoxa, le lépidosirène, appartient à la lignée sud-américaine, tandis que les espèces de Protopterus vivent en Afrique.
Les dipneustes actuels ont des plaques dentaires adaptées à la transformation des aliments. Leurs nageoires paires sont charnues en palette chez Neoceratodus, mais filamenteuses chez Lepidosiren et Protopterus. La silhouette du dipneuste australien ne représente donc pas l’ensemble de l’ordre.
Respiration et milieu de vie
Neoceratodus forsteri possède un poumon unique et utilise surtout ses branchies en conditions habituelles. Il peut prendre de l’air à la surface lorsque l’oxygénation de l’eau diminue. Les autres dipneustes vivants possèdent deux poumons. La présence de poumons ne fait pas de ces poissons des amphibiens et ne signifie pas qu’ils peuvent vivre durablement hors de l’eau dans n’importe quelles conditions.
Plusieurs protoptères et le lépidosirène peuvent traverser des périodes défavorables par estivation. Le dipneuste australien n’adopte pas ce même mode de résistance à la sécheresse. Les besoins de chaque espèce doivent donc être distingués, notamment pour comprendre les effets de la modification des cours d’eau et des habitats.
Classifications historiques et fossiles
Le terme dipneustes désigne une lignée évolutive plus large que les seules espèces actuelles, avec une importante diversité fossile. Les auteurs n’emploient pas toujours Ceratodontiformes avec la même portée : certains traitements séparent les Lepidosireniformes, tandis qu’Eschmeyer réunit les lignées vivantes dans un seul ordre.
Un nom d’ordre identique peut ainsi couvrir une partie seulement des dipneustes vivants dans un autre référentiel. Le nom scientifique, le rang et les descendants inclus doivent être examinés ensemble avant de considérer deux notices comme équivalentes. Cette distinction permet de lire les inventaires anciens sans confondre différence de classification et disparition d’une lignée.