Charge organique

La charge organique est la quantité de matière organique apportée à un milieu ou à une unité de traitement pendant une période donnée. En aquaculture, elle provient surtout des aliments non consommés, des fèces, du mucus, des organismes morts et de la biomasse microbienne.

Effets et mesure

La dégradation microbienne de cette matière consomme de l’oxygène dissous, régénère des nutriments et produit des particules ou des composés dissous. Lorsque l’apport dépasse la capacité d’assimilation du milieu ou du traitement, l’oxygène diminue, les solides s’accumulent, les supports se colmatent et la nitrification peut être concurrencée par les microorganismes hétérotrophes.

Une concentration décrit une quantité par volume d’eau à un instant donné. Une charge massique combine cette concentration au débit : pour un flux continu, elle correspond au produit du débit par la concentration et s’exprime par exemple en kilogrammes par jour. Une charge surfacique ou volumique rapporte en plus cette masse à la surface ou au volume utile d’un ouvrage.

Les indicateurs courants sont les matières en suspension, le carbone organique total, la demande biochimique en oxygène et la demande chimique en oxygène. Ils mesurent des fractions ou des propriétés différentes et ne sont pas interchangeables. L’unité, la durée d’intégration et le point de mesure font donc partie de la valeur.

Gestion en aquaculture

La quantité et la digestibilité de l’aliment, le taux d’ingestion, la biomasse animale et le renouvellement d’eau déterminent la charge produite. La décantation, l’extraction fréquente des solides, la filtration mécanique et le dimensionnement biologique limitent son accumulation. Le bilan entre aliment distribué, solides capturés et qualité de l’effluent permet de relier la charge produite aux performances réelles du système.

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