Cicatrisation par seconde intention

La cicatrisation par seconde intention est la fermeture progressive d’une plaie dont les bords ne sont pas directement rapprochés. La perte de tissu reste ouverte et se comble par réépithélialisation, tissu de granulation, contraction et remodelage. Chez les poissons, ces mécanismes se déroulent au contact permanent de l’eau et diffèrent selon la profondeur de la lésion.

Fermeture d’une plaie ouverte

Les cellules de l’épiderme migrent rapidement depuis les marges et les poches des écailles pour recouvrir la surface lésée. Cette réépithélialisation peut commencer avant la formation d’un tissu conjonctif mature. Dans une plaie profonde, une phase d’inflammation et la production d’un tissu de granulation vascularisé participent ensuite au comblement du déficit.

La contraction rapproche progressivement les bords. Le collagène se dépose et se réorganise pendant le remodelage, mais l’architecture initiale n’est pas toujours restaurée. Une perte musculaire importante peut être remplacée en partie par un tissu fibreux. La vitesse de fermeture observée chez une espèce ou à une température donnée ne se transpose donc pas directement à tous les poissons.

Différence avec la première intention

Une fermeture par première intention unit des bords propres et suffisamment proches, par exemple après une incision suturée. Elle limite l’espace à combler. La seconde intention concerne plutôt une perte de substance, une ulcération, une plaie contaminée ou une lésion dont la fermeture immédiate emprisonnerait des tissus non viables.

La qualité de l’eau, la température, l’oxygénation, la nutrition, le stress, les traumatismes répétés et la charge microbienne influencent la réparation cutanée. Une surface recouverte par l’épiderme n’indique pas nécessairement que le derme ou le muscle sous-jacent a retrouvé sa résistance et sa fonction.

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