Cloche

En morphologie descriptive, « en cloche » qualifie une structure dont le contour s’élargit depuis une partie plus étroite, rappelant le profil ou l’ouverture d’une cloche. Chez les poissons, le qualificatif peut décrire un museau, une tête, une bouche ou une autre pièce anatomique. Il s’agit d’une comparaison de forme et non du nom d’un organe.

Usage taxonomique

Le sens précis dépend du plan d’observation. Un museau dit « en cloche » en vue dorsale peut être large à sa base, se rétrécir près des narines puis s’arrondir vers l’avant. Une section transversale qualifiée de la même manière décrit au contraire un contour bombé dont la base est ouverte ou élargie. La publication qui emploie le terme fournit donc le repère anatomique et l’orientation utiles à son interprétation.

Dans une diagnose taxonomique, cette forme est généralement associée à des caractères morphométriques ou méristiques. La longueur préorale, la largeur de la tête, l’écartement des narines ou le nombre de vertèbres rendent la comparaison reproductible. Chez le requin-chat Apristurus longicephalus, par exemple, la forme en cloche du museau accompagne des proportions précises du museau, des yeux et des narines.

Limites

Le qualificatif reste relatif : deux auteurs peuvent découper différemment les états « arrondi », « parabolique » ou « en cloche ». Son pouvoir diagnostique est plus élevé lorsqu’il est défini dans une clé, illustré et combiné à des mesures normalisées. L’âge, le sexe, la conservation du spécimen et la déformation lors de la fixation peuvent aussi modifier le contour observé.

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