Cnidocyste

Un cnidocyste, ou cnide, est une capsule intracellulaire contenant un tubule capable de se déployer lors d’une décharge. Cet organite spécialisé se forme dans un cnidocyte, cellule caractéristique des cnidaires. La cellule et sa capsule représentent donc deux niveaux d’organisation différents : le cnidocyste ne possède pas à lui seul les structures sensorielles, le noyau et le cytoplasme du cnidocyte.

Formation et structure

La capsule se construit au cours de la différenciation du cnidoblaste. Sa paroi et le tubule se développent dans une vésicule, puis le tubule s’invagine et s’organise à l’intérieur. La maturation donne une structure résistante, prête à libérer le tubule lorsque les conditions de déclenchement sont réunies.

La décharge associe l’ouverture de la capsule et l’éversion du tubule : une surface auparavant tournée vers l’intérieur devient exposée vers l’extérieur. Les pressions internes, les propriétés élastiques de la paroi et l’architecture du tubule participent au mouvement. Les détails du mécanisme et les structures d’ouverture varient entre catégories de cnides ; un modèle établi sur un nématocyste ne décrit pas nécessairement toutes les capsules.

Catégories et fonctions

Le nématocyste est une catégorie de cnide. Selon son architecture, il peut perforer une cible, l’enlacer ou contribuer à son immobilisation. Certaines formes participent à l’injection de substances toxiques. Le mot cnidocyste ne signifie cependant pas que toute capsule possède un tubule perforant ou injecte un venin.

Les spirocystes des Hexacoralliaires assurent une fonction adhésive. Les ptychocystes contribuent à la construction du tube des cérianthes. Les différences portent sur la paroi, le tubule, son armature et les matériaux libérés. Cette diversité explique les fonctions de capture, de défense, d’adhérence ou de construction rencontrées dans le groupe.

Une capsule déchargée ne se recharge pas pour une seconde utilisation. Le renouvellement passe par la production et la maturation d’autres cnidocytes. La fréquence de renouvellement dépend de l’espèce, du tissu et de l’utilisation des capsules.

Observation et portée biologique

La taille, la forme et l’ornementation des capsules contribuent à la description du cnidome. Une capsule intacte et une capsule déchargée n’offrent pas les mêmes caractères observables. Les dimensions doivent donc être comparées dans un état et un tissu définis.

La morphologie renseigne sur une catégorie d’organite, sans suffire à prédire toute sa toxicité. Les molécules contenues, leur quantité, la région du corps et l’espèce influencent les effets biologiques. L’identification d’un type de cnide ne constitue pas, à elle seule, une mesure du danger d’un cnidaire.

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