Colloblaste

Un colloblaste est une cellule adhésive spécialisée des cténophores tentaculés. Regroupés en grand nombre sur les tentacules et leurs ramifications, les colloblastes libèrent au contact une substance collante qui retient les petites proies. Ils constituent un dispositif de capture propre aux cténophores et se distinguent des cellules urticantes des cnidaires par leur structure et leur mécanisme.

Une cellule de capture ancrée

Le colloblaste mûr présente une région apicale portant des granules de sécrétion adhésive, un noyau et un filament spiralé interne. Sa base effilée l’ancre dans la mésoglée du tentacule. Lorsqu’une proie touche la surface, la membrane apicale et les granules participent à l’établissement rapide d’un contact collant, tandis que l’ancrage transmet la traction au tentacule.

Les observations ultrastructurales montrent des variations de forme de la zone sécrétrice, appelée collosphère, et de disposition des granules entre espèces. Ces différences accompagnent la diversité des tentacules, des proies et des modes d’alimentation. Le terme désigne donc un type fonctionnel commun, non une cellule strictement identique chez tous les cténophores.

Colloblaste et cnidocyte

Le colloblaste colle la proie ; il n’injecte pas un filament barbelé sous pression comme le fait un nématocyste perforant. Cette distinction cellulaire sépare les mécanismes de prédation des cténophores de ceux des cnidaires, deux lignées autrefois rapprochées sous le terme historique de Coelentérés.

Après décharge, un colloblaste est généralement considéré comme une unité de capture consommable. Son renouvellement entretient l’efficacité du tentacule, qui repose sur la densité et l’organisation collective de nombreuses cellules adhésives plutôt que sur l’action isolée d’un seul colloblaste.

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