Consommation de nourriture d'entretien
La consommation de nourriture d’entretien, ou ration d’entretien, est la quantité d’aliment qui couvre les dépenses énergétiques indispensables sans gain ni perte nette de masse ni de réserves corporelles pendant la période considérée. Elle représente un équilibre physiologique propre à une espèce, une taille, une température et un aliment donnés, et non une ration universelle applicable à tous les poissons.
Déterminants
L’énergie d’entretien alimente le métabolisme standard, les mouvements nécessaires à la posture et à la ventilation, l’osmorégulation, le renouvellement des tissus et les fonctions immunitaires. La digestion elle-même augmente temporairement la dépense énergétique : cet effet thermique ou action dynamique spécifique fait partie du coût d’utilisation de la ration ingérée.
Chez les poissons ectothermes, la température agit fortement sur la demande métabolique, dans les limites de tolérance de l’espèce. La taille corporelle, la salinité, l’oxygénation, le courant, l’activité, le stress et l’état sanitaire interviennent aussi. La digestibilité et la densité énergétique de l’aliment déterminent la part de l’énergie ingérée réellement disponible.
Limites
Une masse corporelle stable ne signifie pas nécessairement que tous les besoins d’entretien sont satisfaits. Une mobilisation des lipides ou des protéines peut compenser temporairement la croissance d’autres tissus, la maturation gonadique ou une rétention d’eau. À l’échelle d’un lot, croissance des survivants et mortalité peuvent également masquer un déficit énergétique.
Au-dessus de l’entretien, l’énergie nette supplémentaire peut soutenir la croissance somatique ou la reproduction. Au-dessous, l’animal mobilise ses réserves et perd généralement de la masse après une durée suffisante. Une ration d’entretien se caractérise donc plus précisément en matière sèche, en énergie digestible ou métabolisable et en conditions expérimentales qu’en simple masse d’aliment humide.