Consommation de nourriture
La consommation de nourriture est la quantité d’aliment ingérée par un individu, un lot d’élevage ou un groupe fonctionnel pendant une période définie. Elle se distingue de la nourriture offerte, car une fraction peut rester non consommée ou être perdue. Elle s’exprime en masse fraîche ou sèche, en énergie, en proportion de la masse corporelle ou relativement à la biomasse du groupe.
De l’aliment distribué à l’aliment assimilé
La quantité distribuée comprend les refus et les pertes avant ingestion. Une fraction de la matière ingérée n’est pas absorbée et est rejetée dans les fèces. L’énergie absorbée, diminuée des pertes par excrétion, se répartit entre entretien, activité, digestion, croissance et reproduction. La consommation ne constitue donc ni une mesure directe de la croissance ni un synonyme d’efficacité alimentaire.
Chez les poissons, la température, la masse corporelle, le stade de développement, l’activité, l’état sanitaire, l’oxygénation, la ration antérieure et la composition de l’aliment modifient l’ingestion. La teneur en eau rend par ailleurs trompeuse la comparaison directe entre aliments humides et aliments secs.
Rapport Q/B
Dans les modèles trophiques Ecopath, (Q/B) rapporte le flux total de nourriture consommée (Q) à la biomasse moyenne (B) du groupe sur la période étudiée. Si les deux grandeurs utilisent la même unité de masse, le rapport a la dimension d’une fréquence, généralement par an. La consommation du groupe est alors le produit (B × Q/B).
Mesure et limites
Le rapport (Q/B) dépend de la composition du groupe, de la structure en tailles, de la température, du régime alimentaire et de la méthode d’estimation. Une valeur annuelle agrège des variations saisonnières et ne décrit pas nécessairement la ration instantanée d’un individu. En élevage, l’ingestion réelle peut être estimée par observation des refus, marqueurs alimentaires, bilans de masse ou suivi individuel, chaque méthode ayant ses propres incertitudes.