Cyprinodontidae
Les Cyprinodontidae sont une famille de petits Cyprinodontiformes ovipares des Amériques et des Caraïbes. Elle réunit notamment les poissons-déserts du genre Cyprinodon, les Jordanella et les killies andins du genre Orestias. La classification actuelle d’Eschmeyer distingue trois sous-familles : Cubanichthyinae, Cyprinodontinae et Orestiinae.
Diversité et habitats
La plupart des Cyprinodontidae sont de petite taille, avec un corps court ou modérément allongé, une bouche terminale et des nageoires dorsale et anale situées assez loin en arrière. La morphologie varie néanmoins entre les espèces côtières, les habitants de sources désertiques et les Orestias des hauts plateaux andins. Les caractères des mâchoires, des nageoires, des écailles et du squelette servent à délimiter les genres et les sous-familles.
La famille occupe une gamme remarquable de milieux : sources isolées, rivières, marais, lacs d’altitude, lagunes côtières et eaux parfois très salées ou soumises à de fortes variations de température. Ces tolérances sont propres aux populations et aux espèces ; elles ne signifient pas que tous les Cyprinodontidae supportent les mêmes conditions extrêmes.
Reproduction et distinction
Les Cyprinodontidae ont une fécondation externe et pondent des œufs. Chez plusieurs espèces, les mâles territoriaux arborent une coloration nuptiale vive et courtisent les femelles sur un substrat de ponte. Le développement, la fécondité et la durée de vie changent selon le régime hydrologique et la température.
Les guppys et platys, à fécondation interne et donnant naissance à des jeunes vivants, appartiennent aux Poeciliidae. Les killies annuels les plus connus relèvent surtout des Rivulidae ou des Nothobranchiidae. Les anciens ouvrages attribuaient également les Aphanius méditerranéens aux Cyprinodontidae ; Eschmeyer les place désormais dans la famille distincte des Aphaniidae. La répartition méditerranéenne autrefois associée au nom Cyprinodontidae résultait donc d’une circonscription familiale plus large.
Certaines espèces de Cyprinodon et d’Orestias sont limitées à un seul bassin ou à quelques sources. Cette endémicité les rend sensibles à la modification de l’habitat, aux prélèvements d’eau et aux espèces introduites, avec un niveau de menace qui varie fortement d’un taxon à l’autre.