Densité d’empoissonnement
La densité d’empoissonnement rapporte la quantité de poissons introduite, ou prévue lors de l’introduction, à l’espace qui les reçoit. Elle décrit donc en premier lieu l’état initial d’un lot placé dans un bassin, une cage ou un étang, ou d’un peuplement installé dans un milieu naturel ou semi-naturel.
Expression et évolution
La quantité est exprimée en nombre d’individus ou en biomasse. L’unité spatiale dépend du système : volume d’eau dans les bassins et les cages, surface dans de nombreux étangs, ou surface et longueur de secteur pour certaines opérations de repeuplement. L’espèce, la taille initiale et la date de mesure donnent son contexte biologique à la valeur.
Après l’introduction, croissance, mortalité, prélèvements et transferts modifient la quantité de poissons présente. La densité d’élevage décrit cette charge courante, alors que la densité d’empoissonnement conserve le plus souvent le sens d’une condition initiale ou d’un objectif de mise en charge. Dans la littérature aquacole, les deux expressions peuvent toutefois être utilisées pour une même mesure ; leur interprétation dépend alors du moment auquel elle se rapporte.
Un indicateur incomplet à lui seul
Une même valeur n’entraîne pas les mêmes effets selon l’espèce, la taille, la température, le débit, l’oxygénation, l’alimentation, la structure du milieu et la capacité d’évacuation des déchets.
Des densités élevées peuvent accroître la compétition, les lésions, la dégradation de l’eau ou les difficultés d’accès à l’aliment. Des densités faibles peuvent aussi modifier le comportement d’espèces grégaires ou territoriales. Les effets sont appréciés avec la qualité de l’eau, la croissance, l’état des nageoires, le comportement, la santé et la mortalité ; aucun seuil unique ne convient à toutes les espèces et à tous les systèmes.