Disparition

La disparition désigne la perte d’un taxon dans tout ou partie de son aire. Elle correspond à une extinction mondiale lorsque plus aucun individu vivant ne subsiste, et à une extinction locale lorsque le taxon persiste ailleurs. Le mot peut aussi décrire la perte d’une population, d’un assemblage ou d’une fonction écologique à une échelle définie.

De la non-détection à l’extinction

L’absence lors d’un inventaire ne démontre pas une disparition. La probabilité de détecter un organisme varie avec son abondance, son comportement, la saison, l’habitat et la méthode d’échantillonnage. Des prospections répétées, conduites aux périodes appropriées dans les habitats connus et plausibles, réduisent l’incertitude sans l’annuler entièrement.

La Liste rouge de l’Union internationale pour la conservation de la nature distingue notamment « Éteint » (EX), « Éteint à l’état sauvage » (EW) et, dans les évaluations régionales, « Éteint au niveau régional » (RE). Une population peut donc disparaître d’un bassin versant tandis que l’espèce demeure présente dans d’autres bassins. Une réintroduction ultérieure ne supprime pas l’événement historique de disparition locale, mais modifie l’état actuel de présence.

Les causes sont souvent multiples : destruction ou fragmentation des habitats, surexploitation, pollution, espèces introduites, maladies ou changement climatique. Leur attribution repose sur des données temporelles et écologiques distinctes du seul constat d’absence.

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