Doradidae

Les Doradidae sont une famille de poissons-chats d’Amérique du Sud, appartenant à l’ordre des Siluriformes. Leur rangée de plaques osseuses latérales, souvent prolongées par une épine, explique le nom de poissons-chats épineux. Plusieurs espèces émettent également des sons par les nageoires pectorales ou la vessie gazeuse. Ces caractères servent à reconnaître le groupe, sans décrire à eux seuls son écologie.

Caractères morphologiques

Une série de scutelles osseuses suit chaque flanc. La tête porte trois paires de barbillons ; les barbillons nasaux sont absents. Le premier rayon de la nageoire dorsale forme une épine, suivie de quatre à six rayons souples. Les pectorales possèdent aussi une épine robuste. Une nageoire adipeuse est habituellement présente. L’ensemble des caractères, plutôt qu’une seule plaque ou épine, permet de distinguer les Doradidae d’autres familles de poissons-chats cuirassés.

Les plaques et les épines compliquent parfois une capture au filet : les aspérités peuvent s’accrocher dans les mailles. La présence de ces structures ne signifie cependant pas que chaque espèce possède la même armure, la même taille ou les mêmes besoins d’élevage. Une identification au genre et à l’espèce reste nécessaire pour interpréter un spécimen.

Deux mécanismes de production sonore

La stridulation résulte du mouvement de l’épine pectorale contre les structures de son articulation. Un second mécanisme met en jeu des muscles spécialisés associés à la vessie gazeuse et produit des sons de tambour. Les deux mécanismes ont des signatures acoustiques différentes ; « poisson-chat parlant » est un nom descriptif, sans implication de langage.

Dans une étude de cinq espèces, Knight et Ladich ont enregistré les sons de poissons maintenus à la main dans l’eau et dans l’air. Toutes produisaient des stridulations dans les deux milieux, mais les sons de tambour n’étaient enregistrés dans l’air que chez trois d’entre elles. Ces observations montrent une variation entre espèces et contextes. Elles ne démontrent pas que tout son naturel remplit une fonction antiprédatrice : cette interprétation demeure une hypothèse discutée par les auteurs.

Répartition et classification

La famille est sud-américaine et principalement dulçaquicole. Le catalogue d’Eschmeyer du 21 septembre 2026 reconnaît 31 genres et 96 espèces valides parmi les Siluriformes. Les effectifs peuvent différer dans une base dont l’inventaire n’est pas synchronisé avec cette version ; ils constituent un état taxonomique daté, et non un caractère d’identification.

Le nom « doradidé » ne désigne pas une dorade marine. Il n’indique pas non plus un régime alimentaire ou une activité nocturne identiques chez toutes les espèces : ces propriétés relèvent d’observations propres aux taxons et aux milieux concernés.

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