Eaux littorales
Les eaux littorales regroupent, dans le cadre français d’évaluation de la directive-cadre sur l’eau, les masses d’eau de transition et les eaux côtières. Elles occupent l’interface entre les bassins versants et la mer : estuaires, lagunes, étangs connectés au milieu marin et bande côtière du premier mille marin. L’expression désigne ainsi un ensemble de gestion plutôt qu’une profondeur particulière.
Continuité entre terre et mer
Les masses d’eau de transition restent fondamentalement influencées par les apports d’eau douce près des embouchures, tout en étant partiellement salines. Les eaux côtières s’étendent ensuite jusqu’à la limite définie par la directive-cadre. Ces catégories se distinguent réglementairement, mais leurs échanges d’eau, de sédiments, de nutriments et d’organismes forment un continuum.
La qualité des eaux littorales dépend des pressions marines et continentales : apports fluviaux, ruissellement, rejets, aménagements, pêche, navigation et changement climatique. Leur état écologique est évalué à partir d’éléments biologiques, physico-chimiques et hydromorphologiques adaptés au type de masse d’eau. Le terme ne désigne donc pas toutes les eaux territoriales ni l’ensemble du milieu marin, et une zone côtière profonde peut relever de cette catégorie si elle se trouve dans le périmètre réglementaire.