Ectoderme
L’ectoderme est le feuillet embryonnaire externe des vertébrés. Il rassemble des précurseurs qui contribuent notamment à l’épiderme, au système nerveux et à plusieurs structures sensorielles. Il ne constitue ni un tissu adulte homogène ni une simple enveloppe : ses territoires se spécifient progressivement pendant la gastrulation, puis se remodèlent au cours de la neurulation et de l’organogenèse.
Mise en place
Chez le poisson-zèbre Danio rerio, les cellules qui restent dans l’épiblaste pendant la gastrulation fournissent les principaux territoires ectodermiques. Leur devenir dépend de leur position, de leur histoire et des signaux échangés avec les tissus voisins. Les cartes de destinée décrivent des contributions probables à l’échelle d’une région ; elles ne signifient pas que chaque cellule possède dès le début une destinée irréversible.
La modulation des signaux de la famille des protéines morphogénétiques osseuses contribue à séparer les territoires neuraux et non neuraux. D’autres voies, dont les facteurs de croissance fibroblastiques et les signaux Wnt, participent à leur organisation spatiale. Ces réseaux agissent ensemble et à des moments précis ; aucun signal isolé ne résume toute la spécification ectodermique.
Principaux dérivés
L’ectoderme non neural contribue notamment à l’épiderme et à ses spécialisations. Le neuroectoderme forme la plaque neurale, puis le tube neural à l’origine du système nerveux central. À la frontière entre ces domaines apparaissent la crête neurale et les placodes ectodermiques. Chez les poissons, leurs descendants participent notamment au système nerveux périphérique, aux cellules pigmentaires, à des éléments craniofaciaux et à plusieurs organes sensoriels.
Un organe peut réunir des tissus provenant de plusieurs feuillets embryonnaires. La peau associe ainsi un épiderme ectodermique à des composantes conjonctives et vasculaires d’autres origines. Les lignages sont établis par suivi cellulaire, marquage moléculaire, greffes ou perturbations expérimentales ; les détails temporels et anatomiques varient entre espèces.