Embryon de Xenopus
Un embryon de Xenopus est un stade prélarvaire d’une grenouille du genre Xenopus, principalement X. laevis ou X. tropicalis, étudié comme modèle du développement des vertébrés. Ses grandes cellules, son développement externe rapide et la possibilité de manipuler localement ARN, protéines ou tissus permettent de relier un mécanisme moléculaire à la formation d’un organisme.
Une séquence observable
Après la fécondation, l’œuf subit des divisions rapides qui produisent une blastula entourant une cavité, le blastocœle. La gastrulation réorganise ensuite les cellules et établit les feuillets embryonnaires ainsi que les axes du corps. La neurulation forme le tube neural, puis l’embryon s’allonge et met en place les ébauches d’organes avant l’éclosion.
Les stades de Nieuwkoop et Faber décrivent cette progression par des critères morphologiques reproductibles. Le numéro de stade est plus informatif que l’âge seul, car la vitesse de développement varie avec l’espèce, la température et les conditions d’élevage. Une gastrula de stade défini peut ainsi être comparée entre expériences indépendantes.
Portée du modèle
La micro-injection dans une cellule ou une région choisie permet de suivre une lignée, de modifier l’expression d’un gène ou d’étudier un signal inducteur. Des explants embryonnaires isolent aussi les interactions entre tissus.
Les résultats ne sont toutefois pas interchangeables entre X. laevis et X. tropicalis. La première espèce est allotétraploïde, alors que la seconde est diploïde, et leurs dimensions, rythmes et ressources génomiques diffèrent. L’embryon complète ainsi, sans le remplacer, l’étude de l’amplexus chez Xenopus et des étapes larvaires ultérieures.
