Endosquelette
L’endosquelette désigne l’ensemble des éléments de soutien internes d’un animal. Chez les vertébrés, il comprend notamment des structures cartilagineuses ou osseuses associées à l’axe du corps, au crâne et aux appendices. Le sens varie selon le critère retenu : la position interne, l’origine au cours du développement et le mode de formation du tissu ne définissent pas toujours exactement le même ensemble.
Soutien et mouvement
Les éléments squelettiques contribuent au maintien de la forme, à la protection d’organes et à la transmission des forces musculaires. Ils s’articulent avec les muscles, tendons et ligaments. Chez les poissons, les structures axiales et celles qui soutiennent les nageoires participent ainsi à la locomotion, avec des organisations différentes selon les groupes.
Un endosquelette peut rester largement cartilagineux. Le cartilage est lui-même un tissu de soutien, pas seulement une étape inachevée avant l’os. Chez les chondrichthyens, certaines régions cartilagineuses sont calcifiées ; cette minéralisation ne les transforme pas en os et ne justifie pas de décrire leur squelette comme dépourvu de rigidité.
Des critères à distinguer
Dans un usage fonctionnel, « endosquelette » peut désigner largement le soutien interne. En anatomie comparée, il est souvent opposé au squelette dermique, dont relèvent des os formés dans le derme. Une pièce située sous la peau n’est donc pas automatiquement endosquelettique au sens développemental.
Le crâne des vertébrés associe plusieurs composantes, et les nageoires des poissons peuvent réunir des supports internes et des éléments dermiques. Leur appartenance ne se détermine pas par le seul aspect extérieur. Les pièces discutées et le critère de classification déterminent le sens retenu.
L’ossification endochondrale remplace un modèle cartilagineux par de l’os. Elle représente un mécanisme de formation de certaines pièces, sans définir à elle seule tout le soutien interne. De même, attribuer une origine embryonnaire unique à l’ensemble du squelette masque les différences entre régions et lignées cellulaires.
Comparaison entre groupes
La synthèse de Hirasawa et Kuratani montre que les catégories historiques d’endosquelette et d’exosquelette ne se superposent pas simplement à une séparation universelle des origines embryonnaires. Les relations entre position, développement et évolution demandent d’examiner les éléments concernés.
Pour décrire un poisson, il est donc utile d’indiquer s’il s’agit de soutien interne au sens fonctionnel, de pièces endochondrales ou d’une composante anatomique précise. Employer le même mot pour des structures internes d’invertébrés ne démontre pas leur homologie avec le squelette des vertébrés.