Érectile
En morphologie, érectile qualifie une structure capable de se redresser depuis une position rabattue ou couchée. Chez les poissons, le terme s’applique notamment à certains rayons et épines de nageoire, mais aussi à des appendices cutanés ou tentaculaires. Il décrit une mobilité mécanique de la structure, non sa rigidité, sa forme au repos ou son maintien permanent en position dressée.
Mécanismes de redressement
Le mouvement peut résulter de muscles intrinsèques, de muscles associés à la nageoire, de ligaments ou de la géométrie de l’articulation basale. Dans une nageoire à rayons segmentés, l’abduction écarte généralement les rayons et déploie la membrane. Certaines épines se verrouillent par interaction avec des éléments voisins, comme dans le mécanisme de la première nageoire dorsale des balistes.
Une structure érectile n’est pas nécessairement une épine : un rayon mou articulé peut être activement redressé. Réciproquement, une épine rigide peut être fixe, mobile sans verrouillage ou couchée dans un sillon. Les fonctions possibles comprennent la stabilisation hydrodynamique, le freinage, la communication visuelle et la défense contre un prédateur.
Observation morphologique
La position visible sur un spécimen conservé peut résulter de la contraction, de la fixation ou d’une manipulation. Le caractère informatif porte alors sur l’amplitude de mobilité, l’articulation et l’éventuel système de verrouillage, en plus de la position instantanée. Ces propriétés peuvent différer entre nageoires d’un même poisson et entre stades de développement.