Euryhalin
Un organisme euryhalin tolère une plage de salinité relativement large au cours de son cycle de vie. Cette aptitude, opposée à la tolérance étroite d’un organisme sténohalin, permet à certains poissons, invertébrés ou microorganismes de fréquenter des estuaires et d’autres milieux où la salinité varie dans le temps et dans l’espace.
Une capacité physiologique graduelle
Chez les poissons euryhalins, les branchies, le rein et l’intestin ajustent les flux d’eau et d’ions. En eau douce, l’organisme compense l’entrée d’eau et les pertes de sels ; en eau de mer, il limite la perte d’eau et élimine les ions en excès. Le passage d’une stratégie à l’autre mobilise des ionocytes, des transporteurs membranaires et des régulations hormonales.
L’euryhalinité n’implique pas une tolérance illimitée ni un passage instantané entre toutes les salinités. L’amplitude supportée et la vitesse d’acclimatation varient selon l’espèce, le stade, la température et l’état physiologique. Les poissons diadromes illustrent cette plasticité, mais toutes les espèces euryhalines ne migrent pas entre mer et eau douce.
