Facteur de croissance

Un facteur de croissance est une molécule de signalisation qui influence la croissance, la multiplication, la survie ou la différenciation de cellules cibles. Il s’agit généralement d’une protéine agissant par l’intermédiaire d’un récepteur. Son effet dépend des cellules et de leur état : le terme ne signifie pas qu’une même molécule augmente partout la taille d’un organisme.

Une action par signalisation

La liaison à un récepteur déclenche des voies intracellulaires qui modifient l’activité de protéines et l’expression de gènes. La réponse dépend notamment des récepteurs présents, de la disponibilité du facteur et des autres signaux reçus. Une cellule dépourvue du récepteur adapté ne répond pas comme une cellule sensible. Un effet observé en culture ne préjuge donc pas de la réponse de tous les tissus d’un animal.

Les facteurs de croissance insulinomimétiques, ou IGF, les facteurs de croissance fibroblastiques et les facteurs de croissance transformants regroupent des molécules distinctes. Leurs fonctions peuvent se recouvrir sans être interchangeables. Certaines favorisent la prolifération ou la survie dans un contexte donné ; d’autres participent aussi à la différenciation ou à l’inhibition de la multiplication. La croissance cellulaire, l’augmentation du nombre de cellules et la croissance corporelle sont des phénomènes liés mais différents.

Relations avec les hormones et les nutriments

La distinction entre hormone et facteur de croissance n’est pas absolue. Un signal peut agir à proximité de sa cellule productrice ou à distance après passage dans la circulation. Chez les poissons, l’hormone de croissance et les IGF participent à un ensemble de régulations associant croissance somatique, disponibilité alimentaire et état physiologique. Les réponses nutritionnelles diffèrent selon l’espèce et les conditions étudiées.

Un nutriment apporte des matériaux ou de l’énergie ; un facteur de croissance transmet un signal. Un aliment peut influencer la production de signaux endocriniens sans devenir lui-même un facteur de croissance au sens moléculaire. De même, une corrélation entre un transcrit d’IGF et le gain de masse d’un poisson ne démontre pas, à elle seule, une action causale du transcrit mesuré. L’interprétation demande de distinguer ARN, protéine circulante, activation du récepteur et réponse du tissu.

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