Ginglymostomatidae

Les Ginglymostomatidae, ou requins nourrices, sont une famille de requins de l’ordre des Orectolobiformes, surtout présents sur les fonds côtiers tropicaux et subtropicaux. Leur bouche infère est précédée de deux barbillons. Ils recherchent des poissons et des invertébrés près du substrat, notamment dans les anfractuosités, et peuvent aspirer les proies grâce aux mouvements de leur cavité buccale.

Des requins associés au fond

Le corps est robuste, avec deux nageoires dorsales sans épine et une nageoire anale. Les petites fentes branchiales comprennent une quatrième et une cinquième ouvertures rapprochées. Les dents nombreuses, petites et munies de plusieurs pointes participent à la capture des proies ; leur forme diffère des grandes dents coupantes de nombreux requins pélagiques.

La position des nageoires, la forme de leurs extrémités et la longueur des barbillons aident à distinguer les genres. Ces caractères doivent être examinés ensemble : le nom de requin nourrice recouvre plusieurs espèces et ne constitue pas une identification suffisante pour décrire leur taille, leur distribution ou leur reproduction.

Les individus peuvent rester immobiles sur le sable ou sous des surplombs, parfois réunis en groupes. Le pompage buccal assure alors la circulation d’eau vers les branchies. Ils ne sont donc pas contraints de nager continuellement pour respirer. L’immobilité diurne observée chez certains individus n’implique pas une absence d’activité de recherche alimentaire.

Des modes de reproduction distincts

La famille comprend les genres Ginglymostoma, Nebrius et Pseudoginglymostoma. Chez Ginglymostoma, les embryons se développent dans l’utérus en utilisant principalement leurs réserves vitellines. Chez Nebrius, ils peuvent aussi consommer des œufs non fécondés : cette alimentation embryonnaire est appelée oophagie.

Le guide FAO rapporte une ponte d’œufs non fécondés en captivité chez Pseudoginglymostoma brevicaudatum, tout en soulignant les limites des connaissances disponibles sur sa reproduction. Cette observation doit être distinguée de la description d’un cycle reproducteur complet. Elle ne permet pas d’attribuer un même mode de développement embryonnaire à toute la famille.

Comportement et risque de morsure

Un requin nourrice au repos reste capable de se déplacer rapidement et de mordre avec force s’il est dérangé ou retenu. Le nourrissage, le contact et l’obstruction d’une voie de fuite peuvent modifier son comportement. Son calme apparent ne justifie donc ni manipulation ni rapprochement forcé. L’espèce, la situation et la possibilité de retrait de l’animal comptent davantage qu’une réputation générale de docilité.

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