Gouramis

Les gouramis sont des poissons d’eau douce asiatiques des Anabantiformes, surtout représentés par les Osphronemidae. Ce nom courant désigne des espèces très différentes par leur taille et leur forme, du gourami miel au gourami géant. Il dépasse cependant cette famille : le gourami embrasseur appartient aux Helostomatidae. « Gourami » n’est donc pas un rang taxonomique ni un synonyme rigoureux d’Osphronemidae.

Taxonomie et diversité

Dans la classification d’Eschmeyer, les Osphronemidae et les Helostomatidae appartiennent au sous-ordre des Anabantoidei. Les Osphronemidae comprennent les sous-familles Belontiinae, Osphroneminae, Luciocephalinae, Trichogastrinae et Macropodusinae. Le combattant, Betta splendens, appartient à cette famille, bien qu’il porte habituellement un autre nom dans l’usage aquariophile. Le vocabulaire courant ne recouvre ainsi qu’imparfaitement la classification scientifique.

Le nom historique Belontiidae, présent dans des ouvrages anciens, a regroupé une partie de ces poissons suivant une autre délimitation. Cette différence explique que deux descriptions anciennes et récentes puissent employer des noms familiaux différents pour la même espèce.

Respiration aérienne

Comme les autres anabantoïdes, les gouramis possèdent un organe respiratoire suprabranchial très plissé, dit organe labyrinthique. Ils prélèvent de l’air à la surface et y réalisent des échanges gazeux. Selon l’espèce et le stade, cette respiration peut compléter les branchies ou devenir indispensable ; elle ne signifie pas que la qualité de l’eau ou l’oxygénation sont sans importance.

Chez Trichopodus trichopterus, une expérience d’exposition chronique à une hypoxie à la fois aquatique et aérienne a montré un développement accru des surfaces respiratoires branchiales et labyrinthiques. Cette plasticité observée pendant la croissance ne démontre ni une tolérance illimitée au manque d’oxygène ni une réponse identique chez tous les gouramis. Elle distingue une modification progressive des organes d’une simple augmentation immédiate des prises d’air.

L’accès à la surface permet la composante aérienne de la respiration. Une prise d’air isolée est normale chez ces poissons ; sa fréquence ne constitue pas, à elle seule, une mesure de l’oxygène dissous. La température, l’activité et le stade de développement contribuent également aux besoins respiratoires.

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