Granulométrie
La granulométrie décrit la distribution des dimensions des particules qui composent un sédiment, un sol, une poudre ou un substrat. Elle ne correspond pas à une seule « taille de grain » : un matériau peut être homogène, étalé sur plusieurs classes ou constitué de plusieurs populations distinctes.
Mesure et représentation
Le tamisage sépare mécaniquement les fractions grossières au moyen de mailles calibrées. Pour les particules plus fines, la sédimentation ou la diffraction laser fournit une estimation fondée sur des propriétés physiques différentes. Les résultats ne sont donc entièrement comparables que lorsque la méthode, la préparation de l’échantillon et la convention de diamètre sont connues.
Une courbe granulométrique exprime la proportion massique ou volumique située dans chaque classe, ou la proportion cumulée plus fine qu’un diamètre donné. Des percentiles tels que D10, D50 ou D90 résument cette distribution : D50 est le diamètre en dessous duquel se situe 50 % de l’échantillon selon la grandeur mesurée. Un prélèvement non représentatif peut toutefois masquer les fractions rares ou les variations spatiales du fond.
Signification en milieu aquatique
La distribution des tailles influence la porosité, la perméabilité, la remise en suspension et la stabilité d’un sédiment. Elle contrôle en partie la circulation d’eau et d’oxygène dans les interstices, ainsi que les habitats accessibles aux organismes benthiques et aux œufs enfouis. La teneur en fines peut colmater un lit de graviers même si la fraction dominante reste grossière.
En aquariophilie, la granulométrie caractérise aussi bien un sable qu’un gravier ou un mélange. Un substrat dit « calibré » possède une plage de dimensions restreinte ; cela ne renseigne à lui seul ni sur sa composition minérale, ni sur son caractère coupant, ni sur ses effets chimiques dans l’eau.
