Hydrotimétrie
L’hydrotimétrie est la détermination de la dureté d’une eau, exprimée par son titre hydrotimétrique. Dans l’usage analytique courant, cette grandeur représente principalement la somme des concentrations en ions calcium et magnésium, convertie dans une unité commune. Elle ne mesure ni l’ensemble des sels dissous, ni la salinité, ni l’alcalinité.
Grandeur mesurée
Le calcium et le magnésium sont des cations divalents qui réagissent notamment avec les savons et peuvent participer à la formation de dépôts. La dureté totale additionne leurs contributions après conversion en équivalent carbonate de calcium. D’autres cations polyvalents peuvent contribuer en théorie, mais le référentiel français Sandre limite l’usage courant au calcium et au magnésium, les autres métaux étant souvent traités comme des interférents analytiques.
La composition ionique compte autant que la valeur totale pour les organismes aquatiques. Deux eaux de même dureté peuvent présenter des proportions différentes de calcium et de magnésium, ainsi qu’une alcalinité, un pH et une conductivité distincts. La dureté ne décrit donc pas seule la minéralisation ni l’aptitude d’une eau à maintenir une espèce.
Unités et conversion
Le degré français, noté °f, correspond à 10 mg/L d’équivalent CaCO₃. Le degré allemand, noté °dH, correspond à environ 17,848 mg/L d’équivalent CaCO₃ ; 1 °f vaut donc environ 0,560 °dH. L’unité et la convention d’équivalence accompagnent nécessairement la valeur, car un nombre exprimé sans unité peut être confondu avec une concentration réelle de carbonate de calcium.
La mesure peut être réalisée par titrage complexométrique à l’acide éthylènediaminetétraacétique (EDTA) ou calculée à partir des concentrations de calcium et de magnésium. Ces approches évaluent la même grandeur conventionnelle mais n’ont pas exactement les mêmes interférences ni la même incertitude.