Hyperémie
L’hyperémie est l’augmentation du volume de sang présent dans un tissu par accroissement de son apport artériel. Elle résulte généralement d’une dilatation des artérioles et d’un recrutement capillaire. Ce processus actif accompagne l’activité métabolique ou le rétablissement du débit après une interruption transitoire, et se distingue de la congestion veineuse passive.
Hyperémie active
Lorsqu’un tissu devient plus actif, sa consommation d’oxygène et sa production de métabolites augmentent. Les cellules, l’endothélium, les érythrocytes et les nerfs locaux contribuent alors à relâcher le muscle lisse vasculaire. Le débit s’adapte à la demande par plusieurs signaux redondants, dont l’importance varie selon l’organe et l’espèce. Les mécanismes décrits chez les mammifères ne se transposent pas tous directement aux poissons.
Dans un muscle en exercice, cette hyperémie fonctionnelle facilite l’apport d’oxygène et de substrats tout en évacuant chaleur et métabolites. Dans les branchies, une modification de perfusion peut changer la surface capillaire effectivement irriguée et les échanges avec l’eau.
Hyperémie réactionnelle
Après une occlusion temporaire, le débit dépasse transitoirement sa valeur de repos lorsque la circulation reprend. Cette hyperémie réactionnelle dépend de l’accumulation de signaux vasodilatateurs, de la baisse locale d’oxygène, de mécanismes myogènes et de l’endothélium. Son amplitude et sa durée varient avec la durée de l’occlusion et les propriétés du réseau vasculaire.
Différence avec la congestion
L’hyperémie correspond à une entrée artérielle accrue et donne souvent au tissu vivant une coloration rouge vif. La congestion provient au contraire d’un drainage veineux insuffisant ; le sang pauvre en oxygène s’accumule en amont et peut favoriser œdème ou hémorragies. Les deux mécanismes augmentent la quantité de sang locale, mais leurs causes et leurs conséquences physiopathologiques diffèrent.