Inquilin

Un inquilin est un organisme qui utilise durablement le corps, la cavité ou la construction d’une autre espèce comme abri, sans se nourrir de ses tissus. Cette relation est une forme de commensalisme centrée sur le logement : l’inquilin bénéficie d’un refuge, tandis qu’aucun effet net important n’est attribué à l’hôte dans les conditions observées.

Exemple chez les poissons

Plusieurs poissons-perles de la famille des Carapidae pénètrent dans des invertébrés marins, notamment des holothuries, des étoiles de mer ou des bivalves. Les espèces commensales du genre Carapus utilisent leur hôte comme refuge et sortent pour s’alimenter. Cette situation correspond à l’inquilinisme.

Ce refuge commensal diffère du comportement d’espèces du genre Encheliophis qui consomment des tissus internes de l’hôte et sont donc parasites. Le simple fait de vivre dans le corps d’un autre organisme ne permet pas de décider entre les deux relations : le régime alimentaire et les effets sur l’hôte doivent être observés.

Limites de la qualification

Comme pour tout commensalisme, un effet réellement nul est difficile à démontrer. L’occupation peut imposer un coût lorsque les inquilins sont nombreux ou lorsque l’hôte est affaibli. Le terme décrit une interaction dans un contexte donné, non une propriété immuable de toute une famille de poissons.

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