Killi

Killi est un nom vernaculaire appliqué à de petits poissons cyprinodontiformes, le plus souvent ovipares, appartenant à plusieurs familles et non aux seuls Cyprinodontidae. Son périmètre varie selon les usages scientifiques et aquariophiles. Il englobe notamment des espèces annuelles dont les embryons persistent dans le substrat pendant l’assèchement saisonnier, mais aussi de nombreuses espèces non annuelles vivant dans des eaux permanentes.

Un groupe d’usage, pas un taxon

Le mot recouvre notamment des représentants des Rivulidae, Nothobranchiidae, Aplocheilidae, Fundulidae, Profundulidae et Cyprinodontidae. Ces lignées appartiennent aux Cyprinodontiformes, un ordre qui comprend également des poissons vivipares souvent désignés par d’autres noms communs. « Killi » ne correspond donc ni à une famille unique ni à un mode de reproduction partagé par tout l’ordre.

La petite taille, la bouche généralement orientée vers la surface et l’occupation de milieux peu profonds sont fréquentes, sans constituer des critères diagnostiques universels. Les killis occupent des habitats très divers : mares temporaires, savanes inondables, ruisseaux forestiers, marais et eaux parfois saumâtres.

Annualisme et diapause

Chez les killis annuels d’Afrique et d’Amérique du Sud, les adultes peuvent disparaître lorsque la mare s’assèche tandis que les œufs survivent dans le sédiment. Leur développement comporte alors des arrêts programmés, ou diapauses, et des réponses plus immédiates aux conditions défavorables, appelées quiescence. L’annualisme et la diapause embryonnaire ont évolué indépendamment dans plusieurs lignées ; ils ne caractérisent donc pas tous les killis.

En élevage, cette diversité explique que les exigences d’incubation, de température, de durée de stockage des œufs et de remise en eau dépendent étroitement de l’espèce et de la population d’origine.

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