Lacustre
Lacustre qualifie ce qui se rapporte à un lac : milieu, organisme, sédiment, processus ou dépôt. L’adjectif ne signifie donc pas seulement « qui vit dans les lacs ». Un habitat lacustre appartient à une masse d’eau intérieure relativement stagnante, mais celle-ci peut être douce, saumâtre ou salée, naturelle ou artificiellement modifiée.
Organisation d’un milieu lacustre
Un lac n’est pas un habitat uniforme. La zone littorale, proche des rives et éclairée jusqu’au fond, se distingue des eaux libres pélagiques et, dans les lacs profonds, de la zone profonde moins éclairée. La profondeur, la transparence, l’exposition au vent, les apports du bassin versant et la nature des sédiments structurent ces compartiments.
Dans de nombreux lacs, les différences de température et de densité produisent une stratification saisonnière. La couche superficielle peut alors être temporairement séparée des eaux profondes. Cette limitation du brassage modifie les échanges de chaleur, d’oxygène et de nutriments ; son intensité et sa durée dépendent du climat et de la morphométrie du lac.
Usage écologique
Une espèce dite lacustre peut accomplir tout son cycle dans un lac ou n’en utiliser qu’une partie, par exemple les rives pour la reproduction. Son association au milieu varie donc selon la saison, le stade biologique et le compartiment considéré. Le qualificatif se distingue de « lotique », relatif aux eaux courantes, même si un réseau hydrographique relie souvent lacs, affluents et émissaires.