Lamelle secondaire
Une lamelle secondaire est une fine lame respiratoire portée par un filament branchial. Les lamelles se répètent sur les côtés du filament et multiplient la surface d’échange entre l’eau et le sang. Leur faible épaisseur facilite la diffusion des gaz ; leur organisation doit être distinguée de celle du filament, parfois appelé lamelle primaire dans la littérature descriptive.
Une surface traversée par le sang
Des cellules piliers maintiennent l’architecture des espaces sanguins au sein de la lamelle. L’épithélium et les structures qui le soutiennent séparent le sang de l’eau circulant entre deux lamelles voisines. L’oxygène franchit cette barrière selon son gradient de pression partielle, tandis que le dioxyde de carbone peut diffuser dans la direction opposée.
L’écoulement sanguin est généralement opposé au déplacement de l’eau. Cette disposition à contre-courant entretient un gradient favorable le long d’une grande partie de la surface respiratoire. Son efficacité dépend aussi de la ventilation, de la perfusion et des propriétés du sang : une lamelle anatomiquement intacte ne suffit pas à garantir une oxygénation normale.
Surface disponible et distance de diffusion
La surface lamellaire, l’épaisseur de la barrière et la différence de pression partielle déterminent ensemble les possibilités d’échange. Des variations de taille, de nombre et d’espacement contribuent aux différences de capacité respiratoire entre espèces et stades. La comparaison porte sur l’ensemble de cette architecture, sans déduire les performances d’une seule mesure.
Une augmentation de l’épaisseur épithéliale, une fusion ou un œdème peuvent réduire la surface fonctionnelle ou allonger la distance de diffusion. Ces observations histologiques ne déterminent pas à elles seules une cause infectieuse, toxique ou mécanique. Le prélèvement, sa conservation et le contexte clinique conditionnent leur interprétation.
Place dans les fonctions branchiales
La branchie assure aussi la régulation des ions, de l’équilibre acido-basique et l’excrétion de déchets azotés. Ces fonctions se répartissent entre des cellules et des régions épithéliales spécialisées ; elles ne doivent pas toutes être attribuées indistinctement à chaque lamelle. Le terme « secondaire » décrit ici un niveau d’organisation anatomique, et non une importance moindre dans la respiration.