Maladie auto-immune
Une maladie auto-immune résulte d’une réponse immunitaire dirigée contre des constituants propres de l’organisme, après rupture de la tolérance au soi. Les lésions peuvent être provoquées par des lymphocytes autoréactifs, des autoanticorps ou plusieurs mécanismes associés. La mise en évidence d’une inflammation ou d’un anticorps isolé ne suffit donc pas à établir ce diagnostic.
Chez les poissons
Les téléostéens possèdent les principales composantes de l’immunité adaptative des vertébrés, notamment des lymphocytes T et B, des immunoglobulines et un complexe majeur d’histocompatibilité. Une auto-immunité adaptative peut être induite expérimentalement chez le poisson-zèbre : l’immunisation par des antigènes du système nerveux a produit des autoanticorps et une inflammation cérébrale. Cette démonstration de mécanisme ne signifie pas que les maladies auto-immunes spontanées sont fréquentes ou bien caractérisées chez les poissons d’élevage et d’aquarium.
Diagnostic et limites
Le diagnostic relie une cible du soi à une réponse immunitaire et à des lésions compatibles, après exclusion des causes infectieuses, toxiques, nutritionnelles et néoplasiques. L’histologie, l’immunohistochimie ou des essais sérologiques peuvent contribuer à cette démonstration, mais leurs réactifs et valeurs de référence sont souvent limités selon l’espèce. Une inflammation chronique isolée ne constitue pas une maladie auto-immune, et les catégories de médecine humaine ne sont pas directement transposables aux poissons.