Réaction immunitaire

Une réaction immunitaire est l’ensemble coordonné des mécanismes par lesquels un organisme détecte une infection, une lésion ou un signal de danger et y répond. Chez les poissons, elle associe des barrières physiques, des cellules, des médiateurs solubles et, chez les vertébrés à mâchoires, une immunité adaptative spécifique. Son résultat peut être protecteur, insuffisant ou dommageable pour les tissus.

Immunité innée et adaptative

L’immunité innée constitue la première réponse. Les mucus cutané et branchial, les peptides antimicrobiens, le complément, les cytokines, l’inflammation et la phagocytose limitent la pénétration et la multiplication de nombreux agents. Les récepteurs de reconnaissance détectent des motifs microbiens ou des molécules libérées par des cellules lésées. Cette réponse rapide n’est pas identique dans tous les tissus ni contre tous les agents.

Chez les poissons à mâchoires, l’immunité adaptative mobilise les lymphocytes B et T ainsi que des immunoglobulines. La sélection de clones capables de reconnaître un antigène confère une spécificité et peut produire une mémoire immunitaire. Sa cinétique dépend notamment de l’espèce, de l’âge et de la température, car le métabolisme des poissons est directement influencé par le milieu thermique.

La réponse ne se réduit pas à la reconnaissance d’un « non-soi ». La tolérance limite les réactions contre les constituants de l’organisme, le microbiote et de nombreux antigènes environnementaux. À l’inverse, une activation excessive ou prolongée entretient des lésions et consomme des ressources énergétiques.

La présence d’une bactérie, d’un virus, d’anticorps ou de l’expression d’un gène immunitaire décrit seulement une étape du phénomène. La protection effective associe le contrôle de l’agent, la limitation des dommages et le retour à l’homéostasie.

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