Méthode non animale
Une méthode non animale produit des données scientifiques sans utiliser d’animal vivant. Elle peut remplacer une expérience entière ou une partie définie d’une stratégie d’étude. Son caractère non animal dépend de ce qui est effectivement utilisé pour produire la donnée, et non du seul caractère innovant ou automatisé de la technique.
Principales approches
Les méthodes non animales comprennent des essais in vitro ou in chemico, des cultures cellulaires et tissulaires, des organoïdes, des organes sur puce, des analyses fondées sur des données humaines et des modèles informatiques. Elles incluent aussi certaines approches omiques, des simulations et des combinaisons structurées de plusieurs sources de données. Une méthode utilisant des cellules ou des tissus prélevés antérieurement peut ne pas employer d’animal vivant au moment de l’essai, mais l’origine du matériel biologique reste pertinente pour décrire précisément son niveau de remplacement.
Une méthode non animale réalise un remplacement complet lorsqu’elle évite tout recours à un animal vivant pour répondre à une question et dans un domaine d’application définis. Les « méthodes alternatives » constituent une catégorie plus large : elles peuvent aussi réduire le nombre d’animaux ou raffiner une procédure sans supprimer leur utilisation. De même, l’expression anglaise new approach methodology n’est pas toujours synonyme de méthode entièrement non animale.
Validité et domaine d’application
La valeur scientifique d’une méthode dépend de la question posée, de sa reproductibilité, de ses limites et de la relation entre la réponse mesurée et le phénomène étudié. Une méthode adaptée au dépistage d’un mécanisme cellulaire ne reproduit pas nécessairement les interactions entre organes, le comportement ou les effets chroniques observés dans un organisme. Inversement, des données humaines ou des modèles mécanistiques peuvent être plus directement pertinents que certains modèles animaux.
Dans un cadre réglementaire, la caractérisation du domaine d’applicabilité, la validation et l’acceptation de la méthode déterminent les usages permis. Lors de l’évaluation d’un projet, l’existence d’une approche scientifiquement satisfaisante n’employant pas d’animaux vivants est examinée avant le choix d’un modèle comme le poisson zèbre. Le FC3R et l’EURL ECVAM contribuent, à des échelles et avec des fonctions différentes, à la diffusion et au développement de telles approches.