Migration partielle
La migration partielle est une stratégie dans laquelle certains individus d’une population effectuent une migration saisonnière régulière tandis que d’autres demeurent résidents. Les deux groupes appartiennent à la même population reproductrice ou échangent suffisamment de gènes pour ne pas constituer simplement deux populations séparées.
Une stratégie variable
Le comportement peut être stable chez un individu ou changer avec l’âge, la taille, le sexe, la condition corporelle et les conditions environnementales. La compétition, la disponibilité alimentaire, la température, le risque de prédation et l’accès aux habitats de reproduction modifient les bénéfices relatifs de la résidence et de la migration. Une même population peut donc présenter des proportions de migrants différentes d’une année à l’autre.
Mise en évidence
Le suivi acoustique, la télémétrie, les marques, les isotopes stables et la microchimie des otolithes permettent de reconstituer les déplacements. Une absence de détection ne prouve toutefois pas la résidence : l’animal peut sortir de la zone suivie ou perdre son émetteur. La migration partielle ne se confond pas avec une simple migration diurne, ni avec la dispersion irréversible de juvéniles. Elle peut concerner l’hivernage, l’alimentation ou la migration de frai et doit être définie selon l’échelle spatiale et temporelle de l’étude.