Mimétisme
Le mimétisme est une ressemblance évoluée entre un organisme, le mime, et un modèle, ressemblance perçue par un troisième acteur, le récepteur, dont le comportement est ainsi modifié. Il peut reposer sur la couleur et la forme, mais aussi sur des signaux chimiques, acoustiques ou comportementaux. Sa définition exige donc davantage qu’une similitude visuelle.
Principaux systèmes
Dans le mimétisme batésien, un mime peu ou pas défendu bénéficie de sa ressemblance avec un modèle réellement défendu ou non profitable. Dans le mimétisme müllérien, plusieurs organismes défendus convergent vers un signal d’avertissement commun et partagent ainsi l’apprentissage des prédateurs. Le mimétisme agressif permet au mime d’approcher une proie ou d’attirer celle-ci ; il n’a donc pas une fonction défensive.
Ces catégories décrivent les relations fonctionnelles entre acteurs. Elles ne se déduisent pas de la livrée seule : l’appétence, le comportement du récepteur, l’abondance relative et le contexte écologique doivent être étudiés.
Mimétisme, camouflage et mascarade
Le camouflage réduit la probabilité d’être détecté ou reconnu. L’appariement au fond rend l’organisme difficile à distinguer de son environnement, tandis que la mascarade le fait prendre pour un objet sans intérêt, comme une feuille ou une branche. Selon les cadres théoriques, la mascarade est incluse dans le camouflage ou rapprochée du mimétisme, mais elle doit être distinguée du cas où une espèce reproduit le signal d’une autre.
Chez les poissons, une ressemblance peut aussi associer posture, mode de nage et comportement. Un mimétisme démontré relie le modèle et le récepteur à une modification effective de la probabilité d’attaque, d’évitement ou de capture.