Mixotrophe
Un organisme mixotrophe associe des modes de nutrition relevant de l’autotrophie et de l’hétérotrophie. Dans le plancton, le terme décrit souvent un protiste qui utilise la lumière pour fixer du carbone et obtient aussi des ressources en consommant d’autres organismes. Il désigne un fonctionnement nutritionnel, pas une famille ou une espèce.
Plusieurs moyens de combiner les ressources
Certains protistes possèdent leurs propres plastes et peuvent aussi ingérer des bactéries ou d’autres cellules. D’autres conservent des organites photosynthétiques provenant de leurs proies, ou hébergent des symbiotes photosynthétiques. Ces situations diffèrent par l’origine de l’appareil photosynthétique et par la dépendance envers les organismes consommés ou hébergés.
La contribution de chaque voie n’est pas fixe. Elle dépend notamment de la lumière, de l’approvisionnement en nutriments et des proies disponibles. Un organisme capable de deux modes de nutrition ne les utilise pas nécessairement à parts égales, ni simultanément dans toutes les conditions.
Conséquences pour le réseau alimentaire
L’ingestion peut apporter des nutriments lorsque leur disponibilité sous forme minérale limite la croissance. La photosynthèse peut, de son côté, contribuer au bilan énergétique d’un organisme qui consomme des proies. Ces échanges associent production primaire et consommation au sein d’une même cellule ou d’un même système symbiotique.
Les catégories de phytoplancton et de zooplancton restent utiles pour décrire des communautés. Elles deviennent toutefois insuffisantes si elles supposent que tous les organismes d’un groupe se nourrissent par une voie exclusive. La mixotrophie peut modifier le transfert du carbone et des nutriments entre compartiments du plancton.
Établir le fonctionnement réel
La présence de chlorophylle ou d’une proie dans une cellule ne mesure pas, à elle seule, la contribution de chaque voie à sa croissance. L’étude distingue la capacité nutritionnelle, l’activité observée et les flux mesurés dans des conditions données. Le type d’organisme et le contexte étudié délimitent ainsi la portée du qualificatif « mixotrophe ».