Mobilisation

En physiologie, la mobilisation est la mise à disposition d’une réserve précédemment stockée dans l’organisme. Elle désigne un processus, et non la substance elle-même : des lipides, du glycogène, des acides aminés ou des minéraux peuvent être mobilisés depuis un tissu de réserve puis utilisés ailleurs pour le métabolisme, la croissance, la reproduction ou le maintien des fonctions vitales.

Des réserves aux substrats utilisables

La nature du mécanisme dépend du composé. La mobilisation des lipides implique notamment l’hydrolyse de triglycérides et la libération d’acides gras ; celle du glycogène fournit des unités glucidiques. Les produits peuvent être consommés localement ou transportés par la circulation. Le foie, le muscle, le tissu adipeux et les gonades n’ont pas le même rôle selon les espèces de poissons.

Les réserves énergétiques sont accumulées lorsque l’énergie assimilée excède les dépenses immédiates. Elles peuvent ensuite diminuer pendant le jeûne, l’hiver, une migration ou la maturation gonadique. L’ordre et l’intensité d’utilisation des glucides, des lipides et des protéines varient avec l’espèce, la température, le stade, l’état nutritionnel et la durée de la contrainte ; il n’existe donc pas de séquence universelle applicable à tous les poissons.

Comment l’établir

Une baisse de concentration dans un tissu n’établit pas seule la destination du composé. L’étude de la mobilisation peut combiner bilans de masse, composition des tissus, métabolites circulants, activités enzymatiques, respirométrie ou traceurs. Le prélèvement dans la réserve, le transport, l’oxydation et l’incorporation dans un autre tissu correspondent à des étapes distinctes du processus.

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