Muer

Muer signifie remplacer périodiquement tout ou partie d’un revêtement corporel. Chez les arthropodes aquatiques, dont les crustacés, la mue comprend la préparation d’une nouvelle cuticule, le rejet de l’ancienne lors de l’ecdysis, puis le déploiement et le durcissement du nouvel exosquelette. Ce renouvellement permet la croissance malgré une enveloppe externe rigide.

Cycle de mue des crustacés

Le cycle comprend l’intermue, la prémue, l’ecdysis et la postmue. Pendant la prémue, une nouvelle cuticule se forme sous l’ancienne et une partie des constituants de l’exosquelette est résorbée. L’ecdysis correspond au dégagement physique de l’ancienne carapace et des cuticules qui prolongent les appendices. Le nouvel exosquelette se déploie grâce à une absorption d’eau, puis se rigidifie par réticulation et, chez de nombreux crustacés, par minéralisation.

Chez les décapodes, les organes Y produisent des ecdystéroïdes qui coordonnent les processus de prémue. L’hormone inhibitrice de la mue, issue du complexe organe X–glande du sinus dans les pédoncules oculaires, maintient notamment l’organe Y dans un état basal pendant l’intermue. La baisse de ce signal contribue à l’activation de la prémue, mais le contrôle endocrinien associe plusieurs voies et signaux environnementaux.

Conséquences biologiques

La postmue est une phase de faible rigidité et de vulnérabilité accrue à la prédation, aux blessures et aux déséquilibres ioniques. La consommation d’aliment, le comportement et les besoins minéraux changent au cours du cycle. Chez les poissons, le renouvellement continu de cellules, d’écailles ou de mucus ne constitue généralement pas une mue comparable à l’ecdysis des arthropodes.

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