Ovocyte de Xenopus
L’ovocyte de Xenopus est une cellule germinale femelle ovarienne, surtout étudiée chez Xenopus laevis. Son diamètre proche du millimètre, ses réserves abondantes et sa capacité à traduire des ARN injectés en font un système expérimental classique. Il reste distinct de l’œuf ovulé et activé ainsi que de l’embryon obtenu après fécondation.
Croissance et maturation
Les ovocytes sont classés en six stades de croissance selon leur taille, leur pigmentation et leur organisation interne. Au stade VI, l’ovocyte a accumulé vitellus, ARN maternels, protéines et organites. Son noyau volumineux, appelé vésicule germinative, demeure bloqué en prophase de la première division méiotique.
Une stimulation hormonale déclenche la maturation : la vésicule germinative se rompt, la méiose reprend et l’organisation corticale change. En élevage expérimental, l’hCG chez Xenopus stimule l’ovulation de femelles préparées, tandis que la progestérone est couramment utilisée pour provoquer la maturation d’ovocytes isolés. Ces deux protocoles n’agissent pas au même niveau biologique.
Système d’expression
La grande cellule accepte des microinjections d’ARN, d’ADN, de protéines ou de molécules régulatrices. Elle peut alors produire et adresser à sa membrane des canaux ioniques, récepteurs et transporteurs provenant d’autres organismes. L’électrophysiologie mesure leur activité, ce qui rend le système utile en physiologie et en pharmacologie.
L’ovocyte possède toutefois ses propres protéines, voies de signalisation et systèmes de transport. Une réponse observée résulte de l’interaction entre la molécule introduite et cet environnement cellulaire ; elle ne reproduit pas automatiquement le tissu d’origine. Après activation et fécondation, les réorganisations qui conduisent à l’embryon de Xenopus changent profondément ce contexte.
