Ostraciidae
Les Ostraciidae, ou poissons-coffres, sont une famille marine de Tetraodontiformes. Leur tronc est enfermé dans une carapace rigide constituée de plaques osseuses polygonales soudées, tandis que la bouche, les yeux, les nageoires et le pédoncule caudal restent mobiles. Cette architecture très reconnaissable contraint la flexion du corps et s’accompagne d’un mode de nage dominé par les nageoires.
Carapace et milieu de vie
Ils se déplacent surtout par ondulations coordonnées des nageoires dorsale, anale et pectorales ; la nageoire caudale contribue davantage aux accélérations. Leur museau et leurs petites dents permettent de prélever des organismes ou des fragments sur le fond. Selon l’espèce, le régime comprend algues, éponges, mollusques, crustacés, vers et autres invertébrés benthiques.
La carapace porte parfois des crêtes ou des épines qui modifient la silhouette avec la croissance. Les Ostraciidae se distinguent des Aracanidae, autres poissons-coffres souvent profonds, ainsi que des Balistidae et des Tetraodontidae. La classification d’Eschmeyer les maintient comme famille séparée au sein des Balistoidei.
Sécrétions cutanées et captivité
Plusieurs Ostraciidae libèrent dans leur mucus cutané des substances tensioactives ichtyotoxiques, historiquement regroupées sous les noms d’ostracitoxine ou de pahutoxine. La sécrétion augmente lors d’un stress intense et peut altérer les branchies ou provoquer la mort d’autres poissons dans un volume d’eau confiné. La composition et la puissance varient entre espèces : ce mécanisme défensif n’autorise pas à attribuer le même risque à tous les poissons-coffres.
En aquarium, le faible volume, la recirculation et la coexistence d’espèces sensibles peuvent amplifier l’exposition. Une détresse aiguë chez un poisson-coffre constitue donc aussi un risque collectif, distinct de la toxicité éventuelle de sa chair. Les observations expérimentales sur les sécrétions cutanées établissent un risque biologique, mais ne fournissent pas à elles seules un protocole universel de traitement d’un aquarium. L’espèce, les conditions d’exposition et les autres causes de détresse doivent être prises en compte.